Page 16 - La Place des Wallons
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 Christophe Géradon
fins traits, ça partait dans tous les sens, et je m’amusais à lui trouver, malgré tout, une beauté. Au milieu des formes lumi- neuses qui passaient sur son visage, elle m’a demandé de lui caresser les cheveux. Je suis monté sur le lit, ai posé la main sur son chignon châtain ; elle s’est détendue, a fermé les yeux, comme si « c’était bien ça », comme si je « devais continuer ». Alors je lui ai caressé les cheveux, longue- ment. Elle semblait ronronner, apaisée. J’ai placé mon autre main sous sa robe, j’ai caressé ses cuisses ; ça a déclenché la suite, un second acte ; elle y semblait résignée.
Je découvrais son corps. Couché sur le dos, il était très blanc, comme si elle s’était poudrée. Mes mains l’ont sentie froide, po- sées sur son ventre, sur ses cuisses, sur ses joues. L’abat-jour percé continuait à glis- ser sur les murs, sur nos corps nus. Elle avait les bras verticaux, les mains « en at- tente », comme pour ne pas être prise au dépourvu par ce qui se tramait. Ses yeux étaient grands ouverts, elle regardait par-
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