Page 126 - La Place des Wallons
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 Christophe Géradon
qui avaient fini par expurger à coups de bite le pus hors des joues de Claudine, » mais vous comprendrez), donc voilà, quand je parle de « magie véritable », il est aussi question de cette incongruité qui me fait ressentir le léger frottement d’une cuisse comme aussi essentielle que le pouls sacré qui me faisait crever, et qui s’éterni- sait à l’intérieur d’un pouls de plaisir qui s’éternisait, et qui finissait par nous trans- former Claudine et moi en un unique ca- davre à cent quatre-vingts battements par minute, une masse qui s’effondrait comme dégingandé, ôté pour ma part, avait-je en- vie de supputer, de mon souffle de vie, car venant de la transmettre ; je pouvais ima- giner que mon travail était accompli sur cette Terre alors, selon le Tout-Puissant, et que celui de Claudine venait simplement de commencer, si ce n’était pour les ca- chets desquels encore une fois il ne serait pas judicieux de parler à Madame Jacque- line évidemment, puisqu’ils disparaissaient des siens enfin ; et donc alors que sa ma- man tentait je crois de lire sur mon visage
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