Page 125 - La Place des Wallons
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 La Tringle Haribo
costumes de Norman Rockwell gisaient en boules à nos pieds nus), puis la bonne as- pergeait son pschitt, et c’était tellement ça — une femme de ménage sous amphéta- mines qui viderait rageusement son Ajax Optimal en mitraillant la détente sur une fiente coriace incrustée au milieu d’un bat- tant, à tel point que le mimétisme pouvait se poursuivre jusqu’aux tendons de son index blanchi sur la mécanique de la pompe, le long de laquelle coulait pa- reillement l’alcool pur — pareillement s’en- tend, ça reste entre nous, mais il m’est pas- sé par la tête, à ce moment-là, par les sens, parce que montait en moi à la vision du jet frénétique comme une pulsion de dégor- gement, m’est donc passé par la tête le souvenir incongru du simple contact de l’arrière des cuisses de Claudine sur le de- vant des miennes, c’est à dire ce contact subtil que je percevais malgré les sensa- tions brutes de l’enchâssement (là je pense à cracher soudain ceci à Madame Jacque- line : « que ce n’est pas du tout les on- guents au miel mais nos baises violentes
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