Page 124 - La Place des Wallons
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 Christophe Géradon
griffes qu’il plantait aux ailes des voitures et dans nos épaules de pâte rose, des petits sécateurs de précision que j’imaginais au bout de mes pattes quand le quart d’heure que nous passions Claudine et moi à râler l’air chaud de nos gorges déployées et dou- loureuses (douleur que je n’aurais jamais supportée en dehors de ces coïts, mais qui n’existaient simplement pas quand mes fesses alternaient frénétiquement le rose et le blanc dans une dernière ligne droite qui, nostalgie, me faisait un peu trembler la patte, là, devant Madame Jacqueline, et je sentais mon regard un peu coupable posé sur elle, qui me fixait pourtant avec la bienveillance et le contentement d’avoir surmonté ce problème d’acné expurgée)), et alors que je me remémorais nos ty- piques dernières minutes, mes yeux vo- guaient sur la vitre derrière Madame Jac- queline, où la femme de ménage hissée sur un petit tabouret examinait la tringle, pendant que j’étais occupé à disserter de la nôtre enfin (nous tringlions innocemment, sur des musiques de Michèle Torr, et les
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