Page 105 - La Place des Wallons
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 Marthe
bouches hurlaient le feu de nos reins, et Marthe s’écartelait tant et plus pour me recevoir encore mieux, pour me recevoir encore pire ; et nous disparaissions au fil de ces heures de torture, pour enfin, der- rière la septième colline que nous gravis- sions ensemble, planter une dernière longue lame qui nous dépeça, nous tua, et nous ne fûmes plus alors que ces glaires entre nous, malaxées et malaxées encore par l’opération du Saint-Esprit.
Quand je me réveillai, le débarras était éclairé par la petite lucarne dans le toit. Marthe dormait encore. Je quittai lente- ment le lit, sans la déranger, me rhabillai et sortis du grenier. Je m’étirai sur le petit palier, puis descendis les marches, arrivant bientôt au niveau d’une chambre. Je me voyais poursuivre ma descente vers la cui- sine, mais, non, je poussai lentement la porte de cette chambre.
Au craquement des gonds, des mouches par milliers s’envolèrent, quittèrent cette
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